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Protéger un proche âgé ou vulnérable

Le 3977 n’existe plus : depuis le 1er mars 2026, c’est le 3133, gratuit, 7 jours sur 7 de 9 h à 20 h. Un formulaire en ligne permet de signaler en dehors de ces heures.

Qui est concerné
Personnes âgées, adultes handicapés ou vulnérables, et leurs proches
Délai
Retour par courriel après l’appel
Coût
Gratuit
Organisme
3133, conseil départemental, agence régionale de santé

Une pension qui disparaît du compte. Un proche qu’on ne peut plus joindre seul. Des soins qui ne sont pas donnés, en établissement ou à domicile. Une signature obtenue sur un document qu’il n’a pas compris.

Ces situations sont difficiles à nommer, surtout quand la personne responsable est de la famille. Le doute suffit pour appeler : le service existe autant pour les proches inquiets que pour les victimes.

Le numéro a changé : c’est le 3133

Depuis le 1er mars 2026, le 3133 remplace le 3977. C’est le numéro national de lutte contre les maltraitances envers les adultes vulnérables.

  • Gratuit, depuis la métropole et les départements d’outre-mer.
  • 7 jours sur 7, de 9 h à 20 h, jours fériés compris.
  • Accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
  • Il concerne les personnes âgées, les adultes handicapés et les adultes en situation de précarité, à domicile comme en établissement.

Un formulaire de signalement en ligne existe depuis le 28 mai 2026, sur solidarites.gouv.fr. Il permet d’écrire en dehors des heures d’ouverture, ou quand parler au téléphone est impossible parce que la personne mise en cause vit sous le même toit.

Beaucoup de sites et de mémoires renvoient encore au 3977. Il ne faut plus le donner.

Ce qui se passe après l’appel

Un professionnel formé écoute et analyse la situation. Il ne raccroche pas sur un conseil général : quand la situation le justifie, le signalement est transmis à l’autorité compétente, agence régionale de santé, conseil départemental ou direction départementale. Un retour est adressé par courriel à la personne qui a appelé.

Appeler n’oblige à rien et ne déclenche pas mécaniquement une procédure. C’est d’abord un avis.

Les formes que prend la maltraitance

Elles ne sont pas toutes visibles.

  • Financière : prélèvements sur le compte, retraits répétés, pression pour signer une procuration, une vente ou une donation, cartes bancaires confisquées, courrier détourné.
  • Physique : coups, contention, soins forcés.
  • Psychologique : humiliations, menaces, chantage à l’abandon, isolement imposé, téléphone confisqué.
  • Négligence : soins, repas, hygiène ou traitements non assurés, alertes ignorées.
  • Civique : papiers d’identité ou moyens de paiement retenus, empêchement de voter, de recevoir des visites.

L’abus de faiblesse

C’est une infraction distincte : profiter de l’état de faiblesse d’une personne, dû à l’âge, à la maladie ou à une déficience, pour la conduire à un acte qui lui est gravement préjudiciable. Une donation, une vente, un virement, un changement de bénéficiaire d’assurance vie.

Elle est punie de trois ans de prison et 375 000 € d’amende, et la peine est aggravée quand l’auteur est un proche ou un professionnel.

Ce qui se garde : les relevés de compte, les actes signés, les dates, les témoignages de voisins ou d’aides à domicile, et un certificat médical décrivant l’état de la personne au moment des faits. C’est ce dernier document qui manque presque toujours, et c’est lui qui fait la différence.

Les autres portes

  • Le conseil départemental, service de l’autonomie ou des personnes âgées : il peut déclencher une évaluation à domicile.
  • L’agence régionale de santé, pour un établissement, EHPAD ou service de soins.
  • Le procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu, par simple courrier, quand il y a une infraction. Une plainte peut aussi se déposer dans n’importe quel commissariat ou brigade, et ne peut pas être refusée.
  • Le 116 006, numéro d’aide aux victimes, gratuit et anonyme, tous les jours de 9 h à 20 h.
  • Le Défenseur des droits, si le problème vient d’un service public : pension non versée, dossier bloqué, refus d’accès à un droit.

Protéger juridiquement, avant l’urgence

Quand une personne n’est plus en état de décider seule, plusieurs mesures existent, du plus léger au plus lourd :

  • l’habilitation familiale, la plus simple, demandée au juge des contentieux de la protection par un proche ;
  • la curatelle et la tutelle, qui supposent un certificat d’un médecin inscrit sur une liste du procureur ;
  • le mandat de protection future, signé tant que la personne va bien, pour désigner elle-même qui la représentera.

Le dernier est le seul qui se prépare à l’avance, et c’est celui qu’on regrette de ne pas avoir signé.

Quand la personne vit à Madagascar

Le 3133 et les services ci-dessus ne couvrent que la France. Pour un parent resté au pays, le consulat général de Madagascar en France oriente sur les démarches d’état civil et de procuration, et une procuration notariée établie en France peut être utilisée sur place après légalisation. Voir Préparer son retour à Madagascar.


Cette fiche oriente, elle ne remplace pas l’administration. En cas de doute sur ta situation, la source officielle ci-dessus fait autorité.

Dernière vérification : mardi 8 septembre 2026

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