Passer le permis de conduire, y compris en candidat libre
Le code coûte 30 € et se passe dans un centre agréé. En candidat libre, c’est le véhicule à double commande et l’accompagnateur qui bloquent, pas l’examen.
- Qui est concerné
- Toute personne résidant en France, quelle que soit sa nationalité
- Délai
- Variable : les places d’examen pratique sont le vrai goulot
- Coût
- 30 € le code. En auto-école, 1 468 à 2 140 € selon la région
- Organisme
- ANTS, centres d’examen agréés
Deux chemins mènent au permis : l’auto-école, qui s’occupe de tout et le facture, et le candidat libre, qui coûte beaucoup moins cher et demande de résoudre soi-même deux problèmes concrets.
Dans les deux cas, l’inscription et le numéro d’examen passent par les mêmes étapes.
Étape 1 : l’inscription et le numéro NEPH
L’inscription se fait en ligne sur le site de l’ANTS, dans les démarches permis de conduire. Tu reçois une attestation d’inscription au permis de conduire qui porte ton numéro NEPH, le numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé.
Ce numéro est la clé de tout le reste : il sert à réserver le code, puis l’épreuve pratique. Il est attribué une fois, pour une première inscription ou pour une nouvelle catégorie de permis.
Étape 2 : le code
L’épreuve théorique se passe dans un centre agréé : La Poste, SGS, Dekra, Pearson VUE, Bureau Veritas. On réserve sa place en ligne, avec son NEPH.
Elle coûte 30 €, et ce montant couvre l’inscription, le passage et la délivrance de l’attestation de résultat. Chaque nouvelle tentative se paie.
Étape 3 : l’épreuve pratique
La réservation se fait sur la plateforme RdvPermis, avec ton NEPH. Tu y choisis le centre, la date, et, en candidat libre, tu déclares ton accompagnateur.
L’épreuve dure 32 minutes, dont au moins 25 minutes de conduite effective, avec deux manœuvres, une vérification technique et des questions de sécurité routière.
En cas d’échec, il faut respecter un délai minimum de deux jours avant de retenter, et surtout retrouver une place, ce qui est souvent le vrai délai.
Le candidat libre : ce qui coûte cher n’est pas l’examen
C’est la voie la moins chère, et elle est parfaitement légale. Mais elle exige deux choses que l’administration ne fournit pas.
Un accompagnateur. Il doit être titulaire du permis B depuis au moins cinq ans, ne pas avoir fait l’objet de sanctions récentes, et signer une charte. Il n’est pas rémunéré. Trouver quelqu’un qui remplisse ces conditions et soit disponible le jour de l’examen est la première difficulté.
Un véhicule conforme. Il doit être assuré, porter un panneau « Apprentissage » d’au moins 40 sur 12 centimètres, et surtout être équipé de doubles commandes. Un véhicule ordinaire ne convient pas. L’examinateur ne fournit rien.
En pratique, les candidats libres louent un véhicule à double commande pour la journée d’examen. Les tarifs sont libres : compare, et réserve tôt.
À quoi s’ajoutent les délais d’attente pour obtenir une place d’examen, qui sont le point noir de cette voie comme de l’autre.
Ce que ça coûte, des deux côtés
- En auto-école : de 1 468 à 2 140 € selon la région en 2026, avec une moyenne autour de 1 804 €, plus cher en Île-de-France. Les formules en ligne descendent à 700 à 1 000 €.
- En candidat libre : 30 € par passage du code, plus la location du véhicule à double commande, plus les heures de conduite que tu prendras malgré tout, souvent en auto-école à l’heure.
Le candidat libre est intéressant pour quelqu’un qui sait déjà conduire, et c’est souvent le cas de qui arrive avec un permis malgache.
Le cas du permis malgache
Il ne s’échange pas, et il n’est reconnu qu’un an après l’installation, avec une exception pour les étudiants pendant leurs études. Passer le permis français par examen est donc la voie, et savoir déjà conduire change tout au coût.
Voir la fiche conduire en France avec un permis malgache.
Des aides existent, mais deux ont disparu en 2026
Deux aides ont été supprimées cette année, et c’est la première chose à savoir si on te renvoie vers elles :
- L’aide au permis de France Travail, qui finançait jusqu’à 1 200 €, est supprimée depuis le 1er avril 2026. Les demandeurs d’emploi inscrits peuvent encore financer leur permis par le CPF, et demander à leur conseiller un complément quand les droits ne suffisent pas.
- L’aide forfaitaire de 500 € aux apprentis est supprimée depuis le 21 février 2026, par la loi de finances pour 2026.
Ce qui reste :
- Le permis à un euro par jour : un prêt dont l’État paie les intérêts, de 600 à 1 200 € pour une formation initiale. Il faut avoir entre 15 et 25 ans à la signature, une première inscription, et passer par une auto-école labellisée. Aucune condition de nationalité.
- Le CPF, depuis le 21 février 2026, dans la limite de 900 € : de plein droit pour les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, et avec un cofinancement d’au moins 100 € pour les autres. Il suppose des droits déjà acquis, donc du travail déclaré en France : quelqu’un qui vient d’arriver n’en a pas encore.
- Le fonds d’aide aux jeunes, pour les 18-25 ans en difficulté d’insertion, par la mission locale.
- Le microcrédit accompagné sert souvent exactement à cela. Une assistante sociale sait vers qui orienter. Voir la fiche se faire aider par une assistante sociale.
- Les aides des collectivités existent presque partout et ne se ressemblent pas : département, région, parfois la commune. Elles se cherchent au cas par cas.
Voir aussi la fiche s’inscrire à France Travail.
À savoir
- Aucune condition de nationalité pour passer le permis français : il faut résider en France et être en règle de séjour.
- Garde ton attestation de réussite au code : elle vaut plusieurs années et plusieurs présentations à la conduite.
- Méfie-toi des sites qui proposent l’inscription ANTS contre paiement : la démarche est gratuite.
Cette fiche oriente, elle ne remplace pas l’administration. En cas de doute sur ta situation, la source officielle ci-dessus fait autorité.