Le titre recherche d’emploi après le diplôme
Un an pour trouver un emploi ou monter son entreprise, sans limite d’heures et sans autorisation de travail à demander. Réservé aux diplômés de master, et non renouvelable.
- Qui est concerné
- Diplômés d’un master ou équivalent, ou d’une licence professionnelle
- Délai
- À demander dans les 2 mois précédant l’expiration du titre étudiant
- Coût
- 150 € : 100 € de taxe et 50 € de droit de timbre
- Organisme
- Préfecture, ANEF
Le diplôme arrive en juin, le titre étudiant expire souvent en octobre, et trouver un premier emploi prend plus longtemps que ça. La carte recherche d’emploi ou création d’entreprise, souvent appelée RECE, existe exactement pour ce trou-là.
Elle donne un an, et c’est un an très libre : tu peux travailler sans autorisation de travail, sans que ton employeur ait la moindre démarche à faire, et la limite des 964 heures par an ne s’applique plus.
Qui y a droit
Il faut avoir obtenu en France l’un de ces diplômes :
- une licence professionnelle ;
- un master ou un diplôme au moins équivalent, ce qui inclut un diplôme d’ingénieur ou d’IEP ;
- un mastère spécialisé ;
- un Master of Science labellisé par la Conférence des grandes écoles.
Une licence générale ou un BTS n’ouvrent pas ce droit. C’est la limite la plus dure de ce dispositif, et elle mérite d’être connue avant de choisir un cursus.
Ce qu’il faut savoir avant de la demander
- Elle dure un an et n’est pas renouvelable. Une seule fois, dans une vie.
- Elle se demande dans les deux mois qui précèdent l’expiration du titre étudiant, à la préfecture ou en ligne sur l’ANEF.
- Elle peut aussi se demander depuis Madagascar, au consulat de France, si tu es rentré après ton diplôme, et jusqu’à quatre ans après l’obtention du diplôme. Beaucoup de gens l’ignorent et pensent que le droit est perdu dès qu’ils ont quitté la France.
- Elle coûte 150 € : 100 € de taxe et 50 € de droit de timbre.
Ce qui se passe au bout des douze mois
C’est là que tout se joue, et il faut y penser dès le premier mois, pas le onzième.
Vers un titre salarié, si tu as trouvé un emploi en lien avec tes études rémunéré au moins 2 800,53 € brut par mois, soit une fois et demie le SMIC mensuel brut en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Dans ce cas, la situation de l’emploi ne t’est pas opposable : la préfecture ne peut pas refuser au motif qu’un autre candidat aurait pu occuper le poste.
Vers une carte talent, si la rémunération est plus élevée : à partir de 39 582 € brut par an pour le talent salarié qualifié, et de 59 373 € brut par an pour la carte bleue européenne. Ces titres sont pluriannuels, donc plus confortables qu’une carte d’un an.
Vers un titre entrepreneur, si tu as monté ton activité pendant l’année. Voir la fiche passer du titre étudiant à entrepreneur.
En dessous de ces seuils, le passage en salarié reste possible, mais la situation de l’emploi redevient opposable et le dossier dépend du métier. Voir la fiche passer du titre étudiant au titre salarié.
Ce que l’année sert à faire, concrètement
- Viser les métiers en tension de ta région : ils lèvent l’opposabilité, quel que soit le salaire.
- Négocier le salaire au bon niveau. Un poste à 2 750 € brut et un poste à 2 850 € brut ne se valent pas du tout au regard du séjour, alors que la différence est de cent euros. Dis-le à l’employeur : la plupart ignorent ce seuil et n’ont aucune raison de refuser.
- Faire écrire noir sur blanc que le poste est en lien avec ta formation. C’est une condition, et elle s’apprécie sur pièces.
À savoir
- La carte autorise aussi à créer une entreprise, à condition qu’elle soit en lien avec les études ou les recherches menées.
- Elle n’oblige à rien : tu peux la demander et repartir avant la fin.
- Ne compte pas sur un renouvellement, il n’existe pas. Le douzième mois est une échéance ferme.
Cette fiche oriente, elle ne remplace pas l’administration. En cas de doute sur ta situation, la source officielle ci-dessus fait autorité.